Renforcement des capacités des professionnels des médias pour la bonne exploitation les rapports individuels du bureau du Vérificateur général

Un atelier d’échanges entre le bureau du vérificateur général et les professionnels de media s’est déroulé du 05 et 06 septembre 2019, à l’hôtel titi de fana. L’objectif général de la session visait à renforcer les capacités d’un panel de journalistes en vue d’une meilleure lecture, compréhension et exploitation des rapports individuels de vérification qui sont rendus publics  et mieux les outiller pour accompagner la communication du BVG.

comprendre aux participants le rôle, les missions et les domaines de compétence du BVG ainsi que les différents types de vérification et le processus d’élaboration, de finalisation et de diffusion des rapports individuels; leur expliquer les terminologies, types et structures d’un rapport individuel de vérification et le rôle que peuvent jouer les médias à travers une information efficace sur les rapports individuels; voila les réelles motivations des organisateurs de cet atelier de 2 jours.

L’allocution d’ouverture a été prononcée par le ministre de la Communication, chargé des Relations avec les Institutions, porte-Parole du gouvernement Yaya SANGARE. Dans son discours, il a remercié le BVG pour l’initiative qui permettra d’améliorer la gestion des finances publiques au Mali grâce à l’implication des professionnels de la presse et de la société civile. Ce discours a été précédé par les allocutions du gouverneur de la région de Dioila, du   Vérificateur général Samba Alhamdou BABY et les mots de bienvenue du représentant du Maire.

Etaient également présents parmi les officiels Madame la cheffe du Projet Redevabilité publique et participation des Femmes au Mali, le Procureur chargé du pôle économique de Bamako, Monsieur le Président Conseil national de la  société civile et le sous-préfet de Fana.

Les travaux de cet atelier ont été marqués par quatre présentations. la première a été assurée par le Vérificateur général adjoint Famory KEITA, portant sur le rappel des objectifs de l’atelier et la présentation du bureau du Vérificateur général. Cette communication a mis l’accent sur l’organisation du bureau du Vérificateur général, les dispositions légales et règlementaires qui encadrent les travaux du Bureau du Vérificateur Général, le rôle et les missions du Vérificateur Général ainsi les innovations apportées par le troisième Vérificateur général conformément à sa vision. La seconde communication, animée par le Vérificateur Amadou DIALLO a porté sur techniques et méthodologies d’une vérification de performance. Après avoir rappelé les concepts de base et les étapes d’une mission de vérification de performance, la présentation a été axée sur le rapport individuel. Un cas pratique portant sur la vérification de l’hôpital Gabriel TOURE a servi d’exemple pour illustrer. La troisième communication de la journée du 05 septembre, faite par le vérificateur Daoudou COULIBALY a mis la lumière sur la vérification de conformité « financière ». Il a mis l’accent sur le cadre de contrôle des finances publiques, généralités sur la vérification de conformité, vérification de conformité au BVG et le respect du principe du contradictoire.

La deuxième journée a débuté par le rappel des activités du 1er jour. Ensuite s’en est suivie la communication de la vérificatrice madame Nah DIARRA sur le suivi des recommandations. Elle a porté sur cadre normatif du suivi, la définition et objectifs d’une mission de suivi, mesures incitatives mises en place par le BVG pour la réussite des missions de suivi, la procédure et les étapes d’une mission de suivi.

Quant à la dernière intervention, elle a été animée par le chef de la cellule communication du bureau du Vérificateur général Ismaël DIAWARA. Elle a porté sur l’exploitation d’un rapport individuel de vérification par les professionnels de la presse et les défis de la triangulation des sources. Il a mis l’accent sur la technique d’écriture, les qualités d’un bon rapport de vérification, les publics cibles des rapports.

A l’issue des communications, les participants ont fait des contributions et posé des questions. Pour la première journée, ces questions étaient relatives entre autres à la loi instituant le Vérificateur général, la procédure contradictoire, la différence entre les rapports individuels et annuels, l’évaluation des politiques publiques, les difficultés rencontrées par les vérificateurs lors des missions. Quant aux questions posées suite aux interventions de la deuxième journée, elles ont porté sur les mesures de protection des rapports de vérification, le budget de fonctionnement du bureau, l’effectif, la satisfaction du BVG sur la publication des rapports par les professionnels de la presse, la disponibilité du BVG à satisfaire  aux besoins d’information des journalistes, la possibilité de citer les rapports de vérification comme une référence, l’appellation du Vérificateur général en langue Bamanakan et la possibilité de contrôler la Présidence de la République. A l’ensemble de ces questions et autres demandes d’éclaircissements, les présentateurs ont apporté des réponses à la satisfaction des participants.

Isabelle DOVI

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