Mali: Vente promotionnaire des bœufs pour le Ramadan

Le terrain Chaba de Lafiabougou a servi de cadre le vendredi 7 mai 2021 à la vente promotionnaire des bœufs.  Les coopératives des vendeurs de bétail ont pu mobiliser plus de 400 têtes. Une grande partie du bétail sur pied est importé de la Côte d’Ivoire. Cette opération a été placée sous la présidence du représentant du ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche Mahmoud Ould MOHAMED.

C’était dans le cadre de «l’Opération vente promotionnelle de bovins», le département en charge de l’élevage a mis sur le marché de Bamako 1.500 têtes de bovins. Leurs prix varient de 200.000 à 350.000 FCFA. Les bœufs marqués de peinture de couleur rouge sont vendus entre 200.000 et 250.000 FCFA. Ceux portant des tapons jaunes sont cédés entre 250.000 à moins de 300.000 FCFA. Les bœufs portant une marque de couleur verte coûtent entre 300.000 à moins de 350.000 FCFA, explique Moustapha Traoré. Les marchés sont peu approvisionnés. Les vendeurs pointent du doigt les racketteurs. D’autres estiment que nos animaux traversent la frontière vers les pays voisins, où le marché serait plus lucratif.

Selon des sources proches des coopératives, l’insécurité a empêché plusieurs coopératives de ravitailler le marché bamakois cette année. En effet la confrérie des chasseurs (Dozo) et les djihadistes exproprient les éleveurs de leurs bêtes. Par peur, la Coopérative de Dogofri qui apportait plus de 200 têtes, n’est pas venue cette année.

Tout comme celle de Diéma, de Nara, de Nampala, de Dili et Sokolo, les éleveurs de beaucoup de localités ne sont pas venus cette année. Les motifs avancés sont tels qu’ils ne bénéficient d’aucun moyen de protection de leurs biens et de leurs personnes. Par exemple, les éleveurs de Dogofiri et ceux de Diabali se tournent vers la Mauritanie. Le bétail malien vendu dans ce pays voisin est réimporté au Mali à travers d’autres canaux selon un membre d’organisation de cette vente.

Pour le président de la coopérative des vendeurs de bétail « Niéta », c’est la hausse du prix de l’aliment bétail. Le litre de la mélasse, concentré issu de la cristallisation du sucre, est passée de 40 à 250 FCFA, s’indigne le président Amadou Kola Dembélé. Pour lui, les vendeurs de mélasse préfèrent vendre leur produit aux brasseries burkinabè qui produisent des boissons alcoolisées.

Joseph SISSOKO