Mali : Les syndicats des enseignants protestent contre l’arrestation de leur collègue à l’examen du baccalauréat

L’arrestation d’un enseignant en plein examen a suscité l’indignation chez la synergie des syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016. L’incident a eu lieu le lundi 18 juillet 2022 à Kéniéba.

Dans cette circonscription, les examens du baccalauréat se sont déroulés sous tension suite à la mise sous mandat de dépôt d’un enseignant et d’une candidate par la police. En effet la Synergie locale des Syndicats des enseignants de Kéniéba a boycotté la surveillance des examens du baccalauréat. Les évènements se sont déroulés au centre de Lafiabougou 2ème Cycle de Kéniéba. Évènements qui ont vu placer un surveillant du nom de Balla SOGOBA sous mandat de dépôt. Selon les explications, du porte-parole de la synergie locale des syndicats des enseignants signataires du 15 octobre 2016, leur collègue a été placé sous mandat de dépôt pour avoir accepté dans la salle d’examen un élève qui n’était pas muni de sa pièce d’identité. C’est à la suite d’un contrôle dans les salles d’examen que le directeur de l’Académie s’est rendu compte. Le surveillant et l’élève ont tous été placés sous mandat pour fraude. C’est la raison pour laquelle les enseignants ont boycotté la surveillance des épreuves du baccalauréat jusqu’à la libération pure et simple de leur collègue. « Au regard de ces évènements, dans le souci de préserver la dignité et l’honneur de l’enseignant, nous demandons la libération sans délai et sans condition de notre collègue surveillant » a demandé la synergie. Selon elle, la conséquence de cet acte est que les surveillants des centres de Lafiabougou, du Lycée de Kéniéba, de Ballabougou 2ème Cycle se réservent le droit de ne pas continuer les activités du Baccalauréat malien session de Juillet 2022 à Kéniéba. Interrogé par la chaîne de télévision Renouveau, le porte-parole de la Synergie des Enseignants de l’Education signataires du 15 octobre 2016, Almoud TOURE a reconnu que leur collègue a commis une faute, mais il regrette son arrestation. Il a expliqué que l’enseignant en question doit être exclus de la surveillance et privé de l’argent de surveillance comme le stipule les textes. Le porte-parole de la synergie a aussi avancé que le directeur de l’académie d’Enseignement a envoyé la police pour fouiller les candidats dans les salles d’examen. Ce qui est contraire aux règlements d’examen. « On ne fait pas l’examen contre l’élève. On doit créer les conditions de sérénité et de confiance pour que les élèves puissent faire l’examen », a-t-il laissé entendre. Les mêmes incidents ont eu lieu lors de la surveillance des examens du DEF à Kéniéba. Raison pour laquelle M. Almoud TOURE a émis des doutes sur le travail du directeur de l’académie d’Enseignement. Il a conclu que la synergie va se mobiliser pour la libération leur camarade.

Joseph SISSOKO