Mali : Le Covid-19, une urgence sanitaire qui va perturber l’activité économique au Mali

Dans le cadre de la lutte contre le virus Covid-19, le Premier ministre, Chef du Gouvernement, Dr Boubou CISSE a animé, le jeudi 19 mars 2020 dernier, une conférence de presse à la Primature. Il avait à ses cotés, le ministre de la santé et des affaires sociales Michel SIDIBE, le ministre des transports et de la mobilité urbaine Ibrahim Abdoul LY, et du ministre de la communication, porte-parole du Gouvernement Yaya SANGARE. Dr Boubou CISSE annonce que le Coronavirus a affecte d’autres secteurs plus que la santé: l’économie du Mali.

 

Le Premier ministre, chef du Gouvernement, Dr Boubou CISSE a annoncé que le conavirus est une crise majeure de santé publique avec des conséquences socio-économiques importantes. Le chef du Gouvernement a donné un aperçu des incidences budgétaires et les impacts économiques de cette crise sanitaire qui menace l’humanité. Il a déclaré que les mesures telles que décidées par le Gouvernement permettent de lutter contre l’introduction de la maladie dans notre pays. Toutefois, a-t-il averti, l’enveloppe d’un montant d’environs 6 milliards allouée par le gouvernement pour lutter contre le covid 19 demeure insuffisante, il faut donc un effort financier. « C’est pourquoi  le ministre de la santé va solliciter bientôt auprès des partenaires, des financements sous forme de prêts pour compléter cette enveloppe financière » a précisé Dr Boubou CISSE.

Si la mise en quarantaine et la distanciation sociale sont la bonne prescription pour lutter contre l’impact de Covid-19 sur la santé publique, l’inverse est nécessaire pour garantir l’économie malienne. Un contact constant et une coordination étroite sont les meilleurs remèdes pour s’assurer que le dommage économique infligé par ce virus ne soit que de courte durée. Le premier ministre a recommandé une concertation,  car l’impact économique de cette crise va durer. Les 90 % de nos importations viennent de la Chine, on note dejà une énorme diminution de la recette fiscale.

Parmi les mesures du gouvernement, les secteurs du tourisme et des transports sont les premiers à s’inquiéter de cette épidémie qui va assécher leur clientèle. Le coronavirus a grippé le business des commerçants maliens. Au cours de la conférence de presse, le ministre des transports, Ibrahim Abdoul LY a fait le point sur les mesures prises au niveau des corridors routiers, mais également en termes d’approvisionnement du pays en hydrocarbures et en produits de premières nécessités du fait du bouleversement provoqué sur la balance économique et commerciale mondiale. Selon lui, le Mali étant un pays continental, Plus de 80% des hydrocarbures et des denrées de premières nécessités viennent des importations. C’est pourquoi il est nécessaire de voir avec les partenaires les délais, afin d’évacuer ces marchandises le plus rapidement possible. Les bus ou véhicules de transport en commun de plus de 50 places seront obligés de réduire le nombre de passagers, afin de se conformer aux mesures prises par le gouvernement pour la prévention du Covid 19.

Les questions des journalistes sont relatives à l’organisation des élections, à la campagne de sensibilisation de la population sur les conduites à tenir pour éviter d’être contaminé par le covid 19. Là-dessus, le premier ministre et le ministre de la Santé, Michel SIDIBE, ont insisté sur le caractère grave et alarmant de la crise eu égard aux limites des capacités sanitaires du Mali au regard des contraintes, conséquences et incidences que le virus a déclenché dans les pays atteints. Pour le Ministre de la santé et des affaires sociales, la meilleure réponse que le Mali doit apporter dans le cadre de cette lutte est la bataille de la communication pour un changement de comportement escompté de toute la population malienne.

A noter que des cordons sanitaires ont été mis en place par le ministère de la Santé au niveau des frontières terrestres, fluviales et aériennes. Ces cordons permettent de prendre les températures des personnes souhaitant entrer sur le territoire malien. Le ministre de la Santé et des Affaires sociales envisage d’ailleurs une inspection de terrain dès demain sur ces cordons sanitaires pour évaluer le dispositif de prévention.

Philippe MESSE

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