Mali : La sous représentativité des femmes dans les instances de décision était au cœur des débats

La salle de conférence de l’hôtel Salam a servi de cadre le lundi 22 février 2021, à un atelier organisé par l’aide de l’Eglise Norvégienne (AEN), à travers son partenaire le Groupe de Recherche, d’Etude, de Formation Femme-Action (GREFFA). L’objectif est d’échanger sur les possibilités de mise en place d’un observatoire des femmes au Mali, pour le suivi des progrès réalisés dans la mise en place de l’accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Algérie.

Cette rencontre était placée sous la présidence du représentant du ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Soumaila DOUMBIA. C’était en présence des acteurs de la société civile, les 9 femmes membres du CSA, le maire de la commune 3 du district de Bamako, la MINUSMA, les représentants de l’ambassade de l’Algérie et plusieurs autres personnalités.

Selon le représentant du ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Soumaila DOUMBIA, la loi 052 consacre au moins 30% de quota en ce qui concerne les postes électifs et nominatifs aux femmes ou hommes. « Il a été constaté qu’au niveau des mécanismes de suivi et de l’application de l’accord, ce principe n’est pas respecté. Cet atelier a pour but d’attirer l’attention des décideurs sur ça, de renforcer les capacités des acteurs et actrices impliqués au processus » a expliqué le conseiller technique en charge des questions de développement et de l’autonomisation de la femme au ministère de la femme, l’enfant et de la famille. Selon lui, les membres des femmes actrices de la paix seront formées sur l’accord, parce que si l’on trouve qu’il y a des confusions autour de l’accord, c’est simplement parce qu’il y a un problème de compréhension et d’information.

Au cours de cet échange, les participants vont analyser le texte qui engage le Mali en ce qui concerne la participation et l’implication des femmes dans l’accord de processus de paix, particulièrement la résolution 1325, la loi 052-2015, et les engagements pris au niveau de l’union africaine, au niveau de la CEDEAO.

A noter que la loi 1325 est là pour la promotion du genre aux fonctions nominatives et électives, et l’accord 30% à l’un ou l’autre sexe dans tous les mécanismes en ce qui concernant les élections et les nominations. Il convient de signaler que le Gouvernement du Mali, avec le soutien des partenaires financiers et techniques a créé des départements stratégiques pour la gestion des problèmes liés à la prise en charge des victimes de la crise et à la reconstruction du Nord.

Maria