Mali : La commission nationale de négociations commerciales en conclave

La première session de 2021 de la commission nationale des négociations commerciales (CNNC) a tenu ses travaux, le jeudi 11 mars 2021 à Azalai Grand Hôtel de Bamako. La cérémonie d’ouverture était placée sous la présidence du représentant du ministère de l’Industrie, du Commerce et de la Promotion des investissements, Boubacar BALLO, en présence du directeur général du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence, Boucadary DOUMBIA, du représentant de la direction générale des Douanes, l’inspecteur de douane Moussa B. SIDIBE, et le représentant de la CNPM, Boubacar Sidiki DIALLO.

La commission nationale de négociations commerciales (CNNC) a tenu sa première rencontre au titre du premier semestre de 2021. L’objectif est de faire des propositions qui permettent de dégager la position nationale, dans le cadre de la Libre Échange Continental Africain ( ZLECAF), au sein de l’organisation mondiale du Commerce ( OMC ). «  Le premier rôle, c’est de réunir tous les acteurs pour dégager la position nationale, mais aussi de conseiller le gouvernement sur les politiques et les programmes à mettre en œuvre pour accompagner le secteur privé, afin qu’il puisse tirer profit du marché unique africain, même tirer profit du marché international » a souligné le représentant du ministre du Commerce, de l’Industrie et de la Promotion des Investissements, Boubacar BALLO. L’opérationnalisation du marché unique africain a été prévue en janvier 2021, cependant, elle est entravée par la  pandémie de covid 19 qui frappe le monde depuis 2021. Pour le représentant du ministre, il s’agit aussi de coordonner, d’impulser et de conseiller le gouvernement sur les questions en relation avec le commerce et l’industrie et surtout d’améliorer le climat des affaires, pour que le pays puisse en tirer d’avantage d’investissements. Il a conclu ses propos, en conseillant le secteur privé a être plus entreprenant, car la concurrence sera très rude. L’atelier est organisé autour des présentations suivantes à savoir l’état des négociations de la ZLECAF, l’état des négociations multinationales qui est l’organisation mondiale du commerce, et l’état des négociations de l’accord de partenariat économique ( APE ) avec l’Union Européenne et les pays de l’Afrique du Caraïbe et du pacifique ( ACP ). 

Les travaux de la première session de la commission nationale des Négociations Commerciales (CNNC) se sont déroulés les 11 et 12 mars 2021. Selon le directeur général du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence, Boucadary DOUMBIA, cette rencontre permettra de se pencher sur l’état des négociations au niveau de la zone libre d’échange continental africain, l’état des négociations à payer et l’état des négociations dans le cadre des négociations au niveau de l’organisation mondiale du Commerce ( OMC ). Il a ajouté qu’il s’agit d’informer  les membres de la commission, de la mise en œuvre des processus qui sont en cours. « Il faudra recueillir l’avis des membres de la commission et les recommandations, qui seront adressées aux négociateurs, pour une issue heureuse des négociations pour le Mali.  La commission donnera ensuite son opinion sur toutes les négociations du Mali et les décisions prises seront exposées à l’UEMOA a indiqué Boucadary DOUMBIA ».

De son côté, le représentant du directeur général des Douanes, Moussa B. SIDIBE a indiqué  que leur participation en cette année, vise à donner des avis sur les nouveaux états de lieux de la zone de libre-échange continentale Africaine (ZLECAf), et de l´APE. « Cette commission a pour rôle de donner son avis sur tous les problèmes de négociations commerciales au niveau du Mali. Au niveau de cette commission, nous sommes des experts » a expliqué l’inspecteur,avant d’ajouter que rien ne peut se faire, sans passer par l´UEMOA parce que le Mali est dans la Régionalisation.

Le représentant du directeur général des Douanes, Moussa B. SIDIBE a souligné aussi que le commerce international est transversal, car il touche à l´ensemble des domaines des activités du pays. La commission est composée des membres d´administration, de l´État, du secteur privé et des associations des consommateurs, pour cela, tout le monde doit donner son avis, par rapport aux discussions au niveau de ces instances continentales.

Tout ce qui va être discuté dans cette session sera exposé au niveau de l´UEMOA pour voir si tout est toujours dans le cadre et dans la conformité.

Avec un marché unique africain de 1 200 000 000 de consommateurs, il faut non seulement réfléchir en termes de marché unique africain, mais il faut aussi des propositions concrètes et surtout se préparer à cette nouvelle concurrence.  

Maria RAMAROSON