Mali :Journée de réflexion sur la mise en application de la loi partenariat public privé

La salle de conférence de conseil national du Patronat du Mali CNPM) a servi de cadre le jeudi 10 octobre 2019, aux  travaux de la  journée de réflexion sur l’état des lieux sur la mise en œuvre de la loi sur le partenariat Public-Privé au Mali. L’objectif visé est de réfléchir autour des questions liées à cette loi, voir les difficultés qui bloquent sa mise en application au Mali, afin de dégager les perspectives d’avenir. La cérémonie d’ouverture était présidée par le représentant du ministre de l’Emploi et de la formation professionnelle, Boucary TOGO. On notait la présence du représentant du comité paritaire du dialogue social (UNTM-CSTM), Oumar DIALLO ; du représentant des secrétaires généraux des deux centrales syndicales, Soumaila H MAIGA, du  représentant du CNPM, Tidiani DIARRA, et du représentant de la CNV-International Timothée T. BOKO.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du nouveau programme de co-financement syndical (PCS) 2017-2020 de la CNV International et ses organisations partenaires, centré sur le développement économique inclusif (travail décent et conditions de vie) comme outil de lutte contre la pauvreté et les inégalités. Elle vise à permettre aux participants de faire l’état des lieux sur la mise en œuvre de la loi du partenariat public-privé en vue d’identifier les difficultés et dégager les perspectives d’avenir pour le développement socioéconomique durable du Mali.
Le représentant du ministre de l’Emploi et de la formation professionnelle, Boucary TOGO, non moins conseiller technique de ce département, a indiqué que le Mali reste confronté à de nombreuses difficultés, notamment la construction d’infrastructures nécessitant des investissements afin de fournir un service public de qualité aux usagers. « L’Etat a donc fait recours aux investissements privés pour investir dans des secteurs qui relèvent généralement de l’Etat, d’où le concept Partenariat Public-Privé » a-t-il souligné.
Selon Boucary TOGO, tous les pays de l’espace UEMOA, se sont engagés dans la même dynamique en prenant des mesures sur le plan juridique et institutionnel.

REACTIONS DES PARTICIPANTS

Tidiane DIARRA : Secrétaire général adjoint du CNPM

« C’est la preuve de l’excellence du dialogue social qui prévaut entre les différentes partenaires sociaux au Mali » 

Je voudrais témoigner toute la satisfaction que le CNPM tire du choix de ses locaux pour abriter cette activité importante pour les deux centrales syndicales UNTM/CSTM. C’est la preuve de l’excellence du dialogue social qui prévaut entre les différentes partenaires sociaux au Mali. A un moment où le front social est en ébullition, je pense qu’il est plus que jamais utile de rappeler l’importance de la préservation  de ce dialogue social pour pouvoir apporter une contribution signification à l’apaisement de notre pays. Le choix également de la thématique de ce matin prouve à suffisance, que les partenaires sociaux  poussent la réflexion au-delà des simples contraintes et contingences des réalités du travail,  mais se  posent  en  acteurs du développement qui mènent des réflexions pertinentes sur la contribution  de ces différents acteurs ( employeurs et travailleurs), dans la mise en œuvre  de la loi de partenariat public- privé pour l’émergence d’un Mali plus prospère et créateur d’emploi et de richesse.

Timothée T BOKO : Responsable de Projets/Programme du bureau Afrique de la CNV International

« C’est à travers les deux thématiques que sont  le dialogue social constructif, et l’employabilité des jeunes »

L’objectif que la CNV vise  à travers l’organisation de cette journée, c’est d’abord pour instituer la veille au niveau des acteurs, des partenaires sociaux que constitue les syndicats et à travers cette veille, les interpeller à par rapport à leur  rôle de suivi qu’ils doivent jouer  pour garantir le succès de la loi  sur le partenariat public-privé, qui est un outil de développement socioéconomique du Mali. Et partant, faire des recommandations qui sont  nécessaires en direction de qui de droit, pour que les choses s’améliorent par rapport à la mise en œuvre de cette loi, afin que  cela soit bénéfique pour les usagers, les populations, les travailleurs,  le gouvernement, le privé qui sont les acteurs principaux de la mise en œuvre.

D’abord la réflexion que nous menons, c’est à travers les deux thématiques que sont  le dialogue social constructif, et l’employabilité des jeunes. Nous voudrions à travers ce programme et surtout sur la base des thématiques,  contribuer au développement socioéconomique du Mali et partant, de l’Afrique. C’est notre manière de contribuer, d’inviter tous les acteurs à prendre conscience et surtout à respecter les accords contenus dans cette loi  sur le partenariat public-privé pour l’intérêt général du Mali.

Anna MAIGA Secrétaire, chargé de l’organisation à l’assurance Lafia promotion féminine de l’action sociale

« Les syndicalistes n’ont pas été associés à l’élaboration de la loi de partenariat public- privé »

Mes impressions par rapport à l’atelier sont les bonnes, car nous avons tellement de lacunes. Ce que je retiens ce matin, c’est qu’en amont, les syndicalistes n’ont pas été associés à l’élaboration de la loi de partenariat public- privé. Il faudrait désormais pallier à ce genre de problème. Nous espérons que désormais l’Etat va prendre en compte  cet aspect des choses dans l’élaboration de ses projets. Je trouve que si on n’arrive à avoir des recommandations, cela pourra aider l’Etat et les populations, à bien faire les choses, afin que nous puissions avoir de meilleures conditions de vie et de travail. Ce que je pense de nos partenaires la CNV, c’est qu’ils nous ont toujours accompagnés. Leur rôle est très important pour nous car sans eux, nous serions dans l’ignorance par rapport à beaucoup de choses qui nous ont toujours échappés

Joseph SISSOKO

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