Mali : d’éminents scientifiques et universitaires se penchent sur la problématique de l’Etat de droit et de l’extrémisme violent au Sahel

L’Université des sciences juridiques et politiques de Bamako (USJPB) et l’Université internationale de Rabat (UIR) du Maroc, ont conjointement organisé le 16 novembre 2019 à l’hôtel Sheraton de Bamako, une journée scientifique sur l’Etat de droit à l’épreuve de l’extrémisme violent au Sahel: cas du Mali. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le représentant du ministre de la Sécurité et de la Protection civile Samba KEITA. On notait à ses côtés la présence des co-directeurs académiques de ce colloque à savoir, le président du comité d’organisation, doyen de la faculté de droit privé de l’USJPB, Pr Kissima GAKOU et le professeur chercheure de l’UIR, Pr Beatriz MEZA ; du doyen de la faculté des sciences politiques de l’UIR, Jean Noel FERRIE: de l’Ambassadeur du Maroc et des anciens ministres.

Cette journée a été l’occasion idoine pour d’éminents scientifiques et universitaires chevronnés sur la question du Sahel de se pencher sur la problématique de l’Etat de droit et de l’extrémisme violent, en plaçant sous projecteur  le cas malien.

Le contrôleur général de police Samba KEITA, non moins représentant du ministre de sécurité a indiqué que ce colloque a abordé  la réalité du terrorisme transnational, du narcotrafic et de la criminalité organisée, afin de contribuer à l’identification des voies et moyens, de nature à assainir les régions concernés de ces fléaux et garantir aux populations, la paix, la stabilité,  et la sécurité. « Je salue l’initiative des universitaires d’Afrique de l’ouest et d’Afrique méditerranéenne de relever le défi  de la réflexion  scientifique et citoyenne sur les manifestations  et les répercussions  de l’extrémisme violent sur l’Etat de droit » a –t-il laissé entendre.

Pour le président du comité d’organisation, doyen de la faculté de droit privé Pr Kissima GAKOU, non moins chevalier de l’ordre national, il s’agit de réinterroger la question des Etats fragiles, faibles, faiblis et forts en Afrique méditerranéenne et dans le Sahel ; traiter les questions d’extrémisme violent, de radicalisation ; de religion ; de sécurité ; d’accès équitable aux ressources et aux perspectives  de paix et de développement durable;  d’évaluer l’impact de la pléthore de déclarations et de plans en faveur de la stabilisation. « Nous avons préféré avoir un regard croisé avec d’autres universitaires qui sont concernés plus ou moins par les mêmes problèmes notamment ceux de l’Université internationale de Rabat avec lesquels nous avons organisés ce colloque pour parler de toutes les problématiques de stabilisation, de sécurisation, de toutes les questions qui se mélangent entre elles, et qui font que chaque jour, on a l’impression de se perdre. Nous allons disséquer les causes réelles et faire le diagnostic scientifique » a précisé le professeur GAKOU.

Le professeur chercheure Beatriz MEZA et le doyen de la faculté des sciences politiques Jean Noel FERRIE ont plus axé leurs interventions sur le thème: l’Etat de droit à l’épreuve de l’extrémisme violent au Sahel: cas du Mali, présenté en 3 panels à savoir l’état des lieux de la sécurité au Mali et ses pays frontaliers ; les défis sécuritaires et opérations de maintien de la paix au Mali ; les défis de vivre ensemble au Mali.

Au regard de ces impératifs sécuritaires, les pays  du sahel et ceux du Maghreb doivent se doter de politiques intégrées et coordonnées, afin de déployer  des capacités, et du savoir faire nécessaires, dans un cadre de dialogue et de concertation entre nations .Toutes choses qui supposent une stratégie de riposte collective. Car le Sahel est en plein questionnement  sur son avenir, sur fond des questions  de radicalisation, d’extrémisme violent, de l’intégrisme, du terrorisme, phénomènes qui mettent à mal l’efficacité de la démocratie  représentative.

Philippe MESSE

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