Mali : Avis d’expert du formateur Demba DIANKA sur la médiation

Dans le cadre de la session de formation sur la médiation, organisée par l’Ecole régionale supérieure de la Magistrature (ERSUMA) de l’OHADA sur le financement de la Banque mondiale, du 25 au 29 juillet 2922, à l’hôtel Radisson collection de Bamako, le formateur Demba DIANKA, non moins directeur du centre de Conciliation et d’Arbitrage du Mali (CECAM), nous donne son avis d’expert :

« En matière de médiation, on aide les parties à retrouver une solution amiable à leur problème »

« De plus en plus, les modes alternatives de règlement des litiges dont la médiation sont en train de prendre de l’envol dans nos pays. A côté de la justice étatique, il y a d’autres modes alternatives de règlement de litiges prônées par l’OHADA, qui sont propres au monde des affaires. L’objectif final est de redonner confiance aux investisseurs aussi bien nationaux qu’étrangers pour relancer l’activité économique, stimuler la croissance et créer d’autres pôles de développement en Afrique.

Nous avons évoqué au cours de la formation, les grands axes de la médiation. C’est de faire la distinction entre la médiation et les autres modes de règlements des différends. Nous avons commencé avec l’avant médiation qui consiste à prévoir comment le médiateur doit mettre en place une bonne conduite pour préparer sa médiation. Ensuite, le déclenchement et le déroulement du processus de la médiation qui doivent respecter un certain nombre de principes. Ce qui veut dire qu’il y a des étapes à suivre pour avoir un très bon processus de médiation et ce sont ces étapes que nous avons évoquées jusque-là. Enfin, il va y avoir soit un procès-verbal d’échec de la médiation qui doit être dressé par le médiateur ou un accord de médiation. Dans la médiation, il faut trouver un accord sur le désaccord. Lorsqu’il y a un litige et les parties sollicitent le concours d’un médiateur, il s’agit de trouver un accord sur le désaccord des parties. Cela dépend de la bonne conduite du processus de médiation et enfin lorsqu’il y aura un accord de médiation, il faut que cet accord puisse être homologué et exécuté. C’est donc un mode amiable de règlement de litige. C’est différent de la justice étatique qui est un mode juridictionnel où le juge tranche le litige alors qu’en matière de médiation, on n’a pas le droit de trancher. On aide les parties à retrouver une solution amiable à leur problème ».

Demba DIANKA: Formateur et Directeur du centre de conciliation et d’arbitrage du Mali (CECAM)

Propos recueillis par Charles MESSE