Le projet d’autonomisation des adolescentes et des jeunes femmes à travers l’éducation au Mali

L’année 2020 clôture la dernière année consacrée au projet d’autonomisation des adolescentes et des jeunes femmes à travers l’éducation dans trois régions du Mali (à Mopti, Tombouctou et Ségou), lancé par les trois agences onusiennes UNFPA, ONU Femmes et l’UNESCO. Initié en 2016, ce projet de 5 milliards de dollars est financé par la République de Corée à travers son agence KOICA de coopération internationale.

L’éducation est l’un des droits humains les plus fondamentaux. Malgré l’inscription du droit à l’éducation dans la Déclaration universelle des droits de l’homme de l’ONU il y a déjà plus de 70 ans, le constat est néanmoins désolant de remarquer que les filles et les femmes sont les premières touchées par l’absence d’éducation, la déscolarisation et l’analphabétisme. Les mariages précoces, les grossesses précoces, la pauvreté, les violences, la mauvaise santé reproductive sont par exemple certaines des raisons qui peuvent expliquer les inégalités auxquelles doivent faire face les filles dans les pays en voie de développement. Les jeunes filles et femmes du Mali sont encore touchées par ces inégalités, mais afin d’y contrer, le gouvernement a fait en sorte avec l’aide de ses partenaires de placer la santé, l’éducation et le bien-être des adolescentes et des femmes au cœur des politiques nationales, des programmes et des plans nationaux.

Quels sont les objectifs du projet ?

Le projet d’autonomisation des adolescentes et des jeunes femmes à travers l’éducation au Mali comporte quatre grands axes.

Tout d’abord, l’objectif principal est de nettement améliorer la qualité de l’éducation de base, en renforçant la gouvernance dans les écoles, en alignant les matériels éducatifs sur les normes relatives au genre, en mettant un système de santé axé sur la question du genre dans les écoles et enfin en aidant les enseignants sur les techniques de base en matière pédagogique.

Ensuite, la santé reproductive et les « WASH » sont au cœur des mesures. Pour cela, le projet veut davantage intégrer la santé reproductive dans l’éducation formelle et non formelle et consolider les données et la gestion des connaissances. Pour ce qui concerne les politiques liées au « WASH », le projet a pour but d’améliorer l’accès à l’eau potable mais aussi les installations sanitaires pour qu’elles soient davantage adaptées aux filles et à leurs besoins.

Puis, le projet s’attache à sensibiliser les communauté et les décideurs sur les thématiques comme l’égalité des genres et l’éducation, en valorisant le soutien des gouvernements, qu’ils soient central ou local, en incluant davantage les filles vulnérables dans leurs politiques et en renforçant le rôle des communautés pour la santé et l’éducation des filles.

Enfin, consolider les données et avoir une meilleure gestion des connaissances afin d’établir une base de données fonctionnelle sur la santé et l’éducation des filles mais aussi par le suivi de l’éducation pour s’assurer de la bonne réalisation du projet.

Ainsi, ce projet correspond de manière directe et efficace aux Objectifs du Développement Durables (ODD) des Nations Unies puisqu’il soutient l’égalité des genres, une éducation de qualité, un meilleur accès à de l’eau propre et salubre, à la réduction générale des inégalités mais aussi à la collaboration avec plusieurs partenariats.

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