Le programme de l’AGRA au Mali : Vers l’atteinte de plus de 930 000 producteurs agricoles pour améliorer la productivité et générer des revenus substantiels

La salle de conférence du patronat du Mali a servi de cadre ce lundi 20 mai dernier, à la tenue de l’atelier de formulation du Projet Phare « Promotion de la Productivité Agricole durale au Mali PPAD ». Cet  atelier offre l’opportunité dans une démarche participative de concevoir un programme holistique attractif permettant de créer des synergies entre les interventions des partenaires techniques et financiers externes et internes et l’engagement du secteur privé investissant dans l’agriculture. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le ministre de l’Agriculture Moulaye Ahmed BOUBACAR, avec à ses cotés le représentant de l’AGRA Dr Bourema DEMBELE.

L’objectif de cet atelier est de formuler un programme phare sur la productivité agricole et de promouvoir le développement des chaînes de valeur de manière durable.Après les mots de remerciement, Dr Bourema DEMBELE a indiqué quel’Alliance pour une Révolution Verte en Afrique (AGRA) a développe une nouvelle stratégie pour catalyser la transformation inclusive du secteur agricole en Afrique et intervient présentement dans 11 pays dont le Mali, avec pour objectif  l’amélioration de la productivité et des conditions de vie de près de 30 millions de producteurs. «  Au Mali, l’AGRA a axé ses interventions essentiellement dans deux domaines : d’une part, elle s’est engagée à appuyer le gouvernement à travers le Ministère de l’agriculture afin d’assurer une meilleure planification des investissements, la coordination sectorielle, le suivi et évaluation en facilitant ainsi l’accès aux ressources nécessaires au secteur agricoles : d’autre part » a souligné le représentant de l’AGRA Dr Bourema DEMBELE. Selon lui la présence de l’AGRA aujourd’hui en tant qu’entité au Mali est la conséquence des acquis de plus de dix ans, de la performance de l’Agriculture malienne, de la volonté exprimée des hautes autorités du Mali d’affecter 15% du budget de l’Etat a l’agriculture et surtout de la sollicitation de Monsieur le Ministre pour la poursuite de l’appui de AGRA sur des axes bien précis dont en priorité celui touchant à la subvention des intrants agricoles.

Le ministre de l’agriculture Moulaye Ahmed BOUBACAR a à son tour, remercié le représentant de AGRA pour avoir répondu à l’invitation du gouvernement malien malgré leurs multiples préoccupations. « votre présence à cette importante session témoigne à suffisance de votre disponibilité à contribuer à l’élaboration et la mise en œuvre d’un document aussi important, à savoir, le Projet Phare « Promotion de la Productivité Agricole durale au Mali, qui servira de référence pour la transformation du secteur Agricole voire la promotion des petites exploitations Agricoles » a précisé Moulaye Ahmed BOUBACAR.. Selon lui, l’agriculture demeure la pierre angulaire de l’économie. Elle emploie 80% de la population et contribue entre 41 à 42% au produit intérieur brut au Mali,  et durant la période de mise en œuvre du programme National d’Investissement dans le Secteur Agricole (PNSIA), la croissance économique a été tirée par le secteur agricole, qui a progressé plus rapidement que le PIB global.

A noter que ce programme est en étroite adéquation avec la vision des autorités du pays qui ont inscrit dans le Programme de Travail Gouvernemental, l’assainissement de la subvention et l’impact de l’allocation budgétaire de 15% au secteur par le Président de la République Ibrahim Boubacar KEITA. Les objectifs spécifiques qui s’articulent autour de cinq composantes à savoir l’amélioration de l’administration et de la gestion de la subvention d’intrants existante du gouvernement avec un mécanisme de graduation intégré, l’amélioration de la distribution des intrants dirigée par le secteur privé par le biais de l’expansion des agro dealers et de l’accès des agriculteurs au crédit pour intrants ; l’élargissement de l’accès au marché ; l’amélioration des capacités des agriculteurs à se préparer et à s’adapter aux chocs et stress climatiques et liés au revenu; l’appui institutionnel et à la mise en place d’un environnement propice.

Joseph SISSOKO

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